📐 Méthodologie & sources
OùMieuxVivre s'appuie exclusivement sur des données publiques mises à disposition par l'État (INSEE, DGFiP, SSMSI, ARCEP, OFGL, BPE, ADEME, Géorisques, Météo-France, DREES). Chaque commune reçoit 10 scores thématiques (sécurité, immobilier, santé, etc.) combinés en un score global sur 10. Pour que la comparaison soit juste, les scores sont calibrés par taille de ville (3 catégories : rural, urbain, grandes villes) — on ne compare pas un village à Paris. L'échelle est conçue pour que 9/10 soit exceptionnel et 10/10 quasi impossible : plus on monte, plus il est difficile de gagner un point, ce qui permet de vraiment distinguer les meilleures communes entre elles.
⚖️ Pondération du score global
Chaque thématique contribue au score global selon son poids ci-dessous. Les thématiques santé, éducation et commerce manquantes sont pénalisées à 1,5/10 (absence de service). L'immobilier manquant (Alsace-Moselle, droit local du livre foncier) reçoit un score neutre de 5/10. Les autres thématiques manquantes sont exclues du calcul (poids redistribué).
🎯 Comparaison par strate de population
Comparer un village à Paris n'aurait aucun sens sur les services du quotidien : une grande ville a mécaniquement plus de médecins, d'écoles, de commerces et de gares. ⚠️ Cette prise en compte de la taille n'intervient pas dans le score affiché de chaque thématique — santé, éducation, commerce et transport sont calculés de la même façon partout(accès pondéré par le temps de trajet et l'offre disponible, voir le détail par thématique plus bas), sans aucune notion de population dans leur formule. Elle intervient uniquement au moment d'agréger ces 4 scores dans le score global : chacun y est re-étalé par percentile P5-P95 au sein de sa strate de population (Bordeaux comparée à Toulouse, pas à un village) avant d'être moyenné avec les 6 autres thématiques(immobilier, sécurité, pouvoir d'achat, démographie, finances, climat), elles-mêmes comparées directement au niveau nationalcar elles n'ont pas de lien structurel avec la taille de la ville.
Rappel : cette répartition par strate ne concerne que l'étape d'agrégation dans le score global. Les bornes P5-P95 utilisées pour l'étirement final du score global lui-même sont, elles, nationales et uniques (les mêmes pour toutes les strates) — voir ci-dessous.
📚 Sources de données
🧮 Détails par thématique
🔒 Sécurité — communal (sigmoïde log nationale) + plafond départemental
Score sécurité = 85 % composante communale + 15 % bonus départemental (cap 1,5/10). La composante communale agrège les 15 classes SSMSI publiées au niveau commune, pondérées par gravité (vol avec arme ×10, violences sexuelles ×8, violences physiques ×5, vols violents sans arme ×4, cambriolage ×4, vols sans violence ×3, dégradations ×2, vols de véhicule ×2), puis ramenées à un indice de gravité pour 1 000 habitants. Cet indice est ensuite converti en score 1,5/10 → 9,5/10 via une sigmoïde logarithmique calibrée nationalement, sans strate : score = 1,5 + 8 / (1 + exp((log(1+indice) − log(1+160)) × 2,0)). Le centre 160 correspond à la médiane vécue (la moitié des Français habite une commune d'indice ≥ 128). L'échelle log évite que les grandes villes soient écrasées au plancher. La composante départementale (cap 1,5/10) intègre les homicides et le trafic de stupéfiants — non publiés à l'échelle communale par le SSMSI — selon le helper apply_dept_cap : moyenne des indicateurs disponibles puis rescaling sur [0, 1.5]. Plancher 1,5/10 (réservé aux anomalies statistiques type Roissy-CDG) ; le 0-1 est théorique.
🏠 Immobilier — prix, taxe foncière & tendance 3 ans
Score combinant 85 % d'accessibilité du prix médian au m² des transactions DVF (tempérée par la vitalité du marché) et 15 % de niveau de taxe foncière (TFPB hors TEOM). Les prix suivent une distribution log-normale : la normalisation est faite en espace logarithmique, avec des bornes nationales pondérées par le nombre de ventes (P2w-P98w). Nouveauté v9 : la cherté basse n'est plus valorisée aveuglément — le score de prix est tempéré par la vitalité du marché (évolution des prix sur 3 ans, dominante, + taux de vacance) pour ne plus récompenser les villes « pas chères parce qu'en déclin » (une ville où les prix chutent et les logements se vident voit son bonus de cherté réduit ; un marché sain garde sa note). Affichage complémentaire : TFNB, évolution % du prix sur 3 ans (DVF). Limite : les communes d'Alsace (67, 68) et de Moselle (57) ne sont pas couvertes par DVF (régime du livre foncier, droit local) → score immobilier neutre de 5/10.
⚡ DPE — distribution énergétique
Distribution des étiquettes DPE A à G recensées par l'ADEME. Permet d'estimer la qualité énergétique du parc de logements (% de passoires F+G, % d'efficaces A+B). Information affichée dans le bloc Immobilier, non scorée.
🎓 Éducation — distances + enseignement supérieur
20 % distance au lycée le plus proche (inversée) + 20 % distance au collège (inversée) + 40 % accès à l'enseignement supérieur + 20 % nombre d'écoles primaires de la commune. L'accès au supérieur (v9) n'est plus un simple comptage dans un rayon de 30 km à vol d'oiseau (qui donnait le même score à toute une agglomération) mais un accès pondéré par le TEMPS DE TRAJET RÉEL et le NIVEAU des établissements (UFR/université et écoles d'ingénieurs comptent plus qu'un BTS ou un IUT), combiné à la proximité de l'offre la plus proche. Résultat : une commune sans faculté locale mais proche de BTS/IUT est créditée, sans être notée comme une ville universitaire. Source : BPE INSEE 2024 (C401 BTS/CPGE, C501 UFR, C502 IUT, C503 ingénieurs…) + temps de trajet. Ce score est calculé et affiché de façon identique partout, sans notion de strate ; la comparaison par strate n'intervient que dans l'agrégation au score global (voir plus haut).
🏥 Santé — APL DREES (accessibilité réelle) + temps d'accès urgences/hôpital
Le score santé est basé sur l'accessibilité réelle, pas sur le simple comptage d'équipements communaux. 40 % APL généralistes (DREES) : indicateur officiel qui compte les consultations annuelles accessibles par habitant standardisé (rayon ≈ 20 min), en tenant compte de la saturation des médecins, de leur âge et de la pression démographique. 25 % accès aux spécialistes + 25 % accès à l'hôpital / CHU (urgences, maternités) : chaque composante = 70 % proximité (temps vers le service le plus proche — une ville avec le sien plafonne, même isolée : Ajaccio, La Rochelle) + 30 % abondance (masse de soins atteignable pondérée par le temps — le cran d'avance des métropoles avec CHU). 10 % pharmacie (présence). Pourquoi cette approche : elle corrige à la fois les communes périurbaines bien desservies par leur voisinage et les villes isolées mais auto-suffisantes, sans flooer les îles. Ce score est calculé et affiché de façon identique partout, sans notion de strate ; la comparaison par strate n'intervient que dans l'agrégation au score global (voir plus haut).
🛒 Commerce — essentiels + offre non-alimentaire
60 % couverture des commerces essentiels (diversité des 6 catégories de base — épicerie/supérette, boulangerie, boucherie, supermarché, banque, poste — + présence absolue, jamais par habitant pour ne pas diluer les grandes villes) + 40 % offre non-alimentaire « superflu » (largeur de l'offre BPE 2024 sur ~20 codes : vêtements, chaussures, bricolage, meubles, déco, sport, parfumerie, librairie, optique… mesurée en √(nombre) bornée + diversité des catégories). Résultat : Paris 10 > Nice 9,4 > Angers 8,2. Affichage complémentaire : temps de trajet vers le supermarché le plus proche. Ce score est calculé et affiché de façon identique partout, sans notion de strate ; la comparaison par strate n'intervient que dans l'agrégation au score global (voir plus haut).
👥 Démographie — 5 indicateurs
Évolution annuelle (25 %), % bac+3 ou plus (25 %), % cadres (20 %), % 15-29 ans (15 %), taux de chômage inversé (15 %). Tous normalisés au niveau national (P5-P95) — la démographie n'a pas de lien structurel avec la taille de la commune.
☀️ Climat — climat (85 %) + qualité de l'air (15 %)
Le score climat combine 85 % climat (ensoleillement 35 %, jours de pluie 25 %, précipitations 15 %, canicule 15 %, gel 10 % — normales Météo-France 1991-2020) et 15 % qualité de l'air (indice ATMO inversé). La densité urbaine a été retirée du score. Affichage complémentaire : risques naturels (sismique, inondation, sécheresse, industriel/SEVESO/TMD, feu, submersion, avalanche) issus de Géorisques.
🚆 Transport — ferroviaire + TC urbain + aéroport + fibre
40 % composante ferroviaire = accès ferroviaire pondéré par le temps de trajet ET l'importance du nœud (nombre de gares voyageurs : un hub TGV pèse bien plus qu'une halte TER ; proximité + abondance) + 30 % composante TC urbain étagée par type d'AOM (IDFM=10, métropole=8,5, com. urbaine=7, com. agglo=5,5, com. communes=3,5, syndicat mixte=3, hors AOM=0,5) + 20 % proximité aéroport commercial (score dégressif linéaire : 10/10 à moins de 20 km, 0/10 à 150 km ou plus — 42 aéroports métropolitains avec vols réguliers) + 10 % couverture fibre FTTH (ARCEP). Quand la fibre manque, les 3 autres composantes sont redistribuées 45/33/22. Ce score est calculé et affiché de façon identique partout, sans notion de strate ; la comparaison par strate n'intervient que dans l'agrégation au score global (voir plus haut).
💶 Finances locales — santé budgétaire OFGL
50 % taux d'épargne brute (épargne brute / recettes de fonctionnement, doctrine DGCL : < 7 % vigilance, > 15 % sain) + 30 % capacité de désendettement (encours dette / épargne brute, plafonné à 30 ans ; < 6 ans très bonne, > 12 ans alerte) + 20 % dépenses d'équipement par habitant (effort d'investissement). Tous normalisés P5-P95 nationale. Source : OFGL, dernier exercice clos.
💰 Pouvoir d'achat & emploi — solvabilité et marché du travail local
Score composite qui répond à « avec un salaire médian et le marché du travail local, est-ce que je vivrai bien ici ? » : 40 % accessibilité (revenu médian / prix au m², normalisée P15-P85 pour éviter que les zones rurales écrasent les villes) + 30 % niveau de vie médian (INSEE FILOSOFI, P5-P95 national) + 30 % emploi. La composante emploi = moitié accès au bassin d'emploi (masse d'emplois atteignables pondérée par le temps de trajet, source INSEE « emplois au lieu de travail » ; une ville isolée mais pôle d'emploi n'est pas pénalisée grâce au ratio de concentration) + moitié taux de chômage inversé (ajusté de la structure d'âge pour ne pas pénaliser les villes étudiantes). La TFPB (déjà dans Immobilier) reste exclue pour éviter le double-comptage.
⏱️ Temps de trajet voiture estimé
Pour tous les critères « accès au plus proche » (urgences, hôpital, maternité, collège, lycée, supermarché, gare), nous estimons le temps voiture par : distance vol d'oiseau × facteur de sinuosité × vitesse moyenne, calibrés par tranche de distance (≤ 3 km : 25 km/h × 1,40 ; ≤ 10 km : 45 km/h × 1,30 ; ≤ 25 km : 65 km/h × 1,20 ; ≤ 60 km : 90 km/h × 1,10 ; au-delà : 95 km/h × 1,12). Précis à ±20 % vs un calcul OSRM réel sur un benchmark interne (référence : Draguignan → Les Arcs-Draguignan TGV, 26 km, modèle 19 min, réel 17 min).
⚠️ Limites connues
- Les homicides et le trafic de stupéfiants ne sont pas publiés au niveau communal par le SSMSI (secret statistique). On les intègre à l'échelle départementale via le plafond apply_dept_cap qui les limite à 1,5/10 maximum de contribution au score sécurité (15 % du score), pour qu'ils n'écrasent pas les indicateurs communaux discriminants.
- Pourquoi la sécurité n'est pas comparée par strate — contrairement aux thématiques de services (santé, éducation, commerce, transport) où Bordeaux est comparée à Toulouse plutôt qu'à un village, la délinquance se vit de la même manière quel que soit l'effectif. Si Vallauris (29 000 hab.) et Grasse (51 000 hab.) ont exactement le même indice de gravité, elles méritent le même score sécurité. La comparaison par strate créait l'artefact inverse, en notant Grasse 8/10 et Vallauris 6/10 à criminalité objectivement identique.
- Les statistiques de délinquance comptabilisent les faits là où ils se passent, pas où vivent les coupables/victimes — biais en faveur des banlieues dortoirs.
- Des « faits constatés », pas la délinquance réelle — avant d'être agrégées par le SSMSI (service statistique du ministère de l'Intérieur), ces données sont produites par les enregistrements de la police et de la gendarmerie nationales (logiciels de rédaction des procédures LRPPN et LRPGN). Elles ne recensent donc que les faits portés à la connaissance des forces de l'ordre : une part de la délinquance non signalée (le « chiffre noir ») échappe à la mesure. Pour certaines infractions (violences intrafamiliales ou sexuelles notamment), une hausse statistique peut traduire une plus grande propension à porter plainte plutôt qu'une dégradation réelle.
- Les CSP INSEE au niveau communal datent du millésime 2016 (pas de version 2022 disponible).
- Les transactions DVF n'incluent pas l'Alsace (67, 68), la Moselle (57) et Mayotte (système du livre foncier, droit local hérité du droit allemand). Ces communes reçoivent un score immobilier neutre de 5/10 au lieu d'être exclues du calcul.
- Les normales météo proviennent de la station la plus proche : précision variable selon la densité du maillage Météo-France.
- Les temps de trajet voiture sont estimés (vol d'oiseau × sinuosité × vitesse moyenne par tranche de distance), pas issus d'un calcul de routage réel. Précis à ±20 % en médiane vs OSRM. Un trajet par autoroute ou par col montagneux est mal modélisé.
- Les finances Paris (OFGL) cumulent budgets de la ville ET du département (statut unique de Paris) : les ratios par habitant sont mécaniquement gonflés.